Le plus grand catamaran d’Europe est à quai à Cannes

Dans le transport de passagers, il n’y aurait pas plus imposant et c’est la société de Thierry Arnal qui l’a fait construire: 26 m de long pour plus de 10 de large. Sa vocation: balades en mer

Il serait le plus grand catamaran à passagers d’Europe. Et c’est la société gérée par Thierry Arnal, Riviera Lines, qui l’a fait construire. Rivage Croisière II est fraîchement sorti des chantiers où il a été construit quasi sur-mesure. Il est dorénavant à quai à Cannes, son port d’attache.« J’ai toujours renouvelé ma flotte. Dès qu’un bateau est amorti, j’en achète un autre. C’est ce que je fais depuis plus de 30 ans. Depuis le 1er mai 1996, date de mon installation à Cannes », explique l’armateur, qui vient de remplacer le catamaran Rivage Croisière I par ce navire quasi identique, quoique plus grand, pour les mêmes services visant le tourisme de loisirs et d’affaire.De mai à septembre, Rivage Croisière II, accessible aux personnes à mobilité réduite, propose ses beaux espaces (340 m2 environ) à un service régulier de balades : à la journée (108 euros avec déjeuner), à la demi-journée (79 euros avec déjeuner, 57 euros sans déjeuner) ou en soirées thématisées « coucher de soleil » (45 euros) ou « feu d’artifice ».Notons qu’il s’agit de tarifs adultes. Les enfants de 4 à 10 ans paient, quant à eux, moins cher.

Photo Patrice Lapoirie

Photo Patrice Lapoirie

Et puis, avec ces espaces modulables, il se prête également à la privatisation. Et c’est alors, notamment, une clientèle des congressistes, d’entreprises, comités d’entreprise qu’il vise: « Une banque a déjà réservé le bateau quatre jours cette année pour des séminaires. » Dans ses deux flotteurs, le catamaran stocke d’un côté paddles, kayaks, masques et tubas. Dans l’autre, une cuisine, trois frigos et un congélateur… La climatisation et le wi-fi font partie du lot.

COÛT DE CONSTRUCTION : 3 MILLIONS

Avant d’investir 3 millions d’euros dans ce catamaran hors normes, la société Riviera Lines a testé ses services avec son sistership aujourd’hui vendu à La Rochelle. L’essai, qui a duré 7 ans, a été transformé.

« C’est un créneau porteur, en plein développement, même si pour l’instant il ne représente que 15 % de notre activité », assure le transporteur maritime, qui, la semaine dernière, avait organisé un cocktail inaugural à bord pour lancer son « petit » dernier sur les flots cannois.

Photo Patrice Lapoirie

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Source : NiceMatin